Pause sur ce blog, sans doute définitive.
Si un événement politique majeur survient (quand je serai maire de Martigné-Ferchaud ?), je le reprendrai peut-être.
Ce week-end, c’était le changement d’heure..
Heureusement qu’il y a les ordis pour me le dire !
Sinon, c’est l’ouverture du festival du film de l’environnement à Chateaubriant (attention, site pourri). On y va tenir un stand, et ce soir, on va devoir expliquer le lien entre environnemet et logiciel libre (c’est pourtant évident)
Bon, dès qu’on a rédigé le doc, je vous met un lien
Et si les Verts avaient la présidence du parlement européen ? Et si c’était José Bové ? Bon, d’accord, il n’est pas encore chez les Verts, mais il est tête de liste pour la campagne Europe Écologie.
Et franchement, quand je lis le chat fait dans le monde, je bois du petit lait (comme dirait ma maman) !
Non, l’écologie n’est pas compatible avec le capitalisme ! Dans le monde, et avec Sylvia Zappi en signature, attention
(comprendront les personnes qui suivent ses articles sur les Verts…)
J’espère que cela pourra convaincre les Verts les plus anti-capitalistes de rejoindre activement la campagne pour relayer ces propos.
Ça y est, on a mis la main à la patte sur le premier chantier de contruction de maison en paille !
On commence par le début : l’isolation du sol.
Les “fondations” étaient déjà prêtes. En fait, la maison est sur “piloti” (plutôt des pneus de récup remplis de petits caillous), puis des planches et des solives en bois qui font l’armature en quelque sorte. Les solives font une quinzaine de centimètres de haut, et c’est là qu’on file un coup de main : il faut rempir tout ça de chanvre. Du chanvre brut (ou laine de chanvre ?), qui a un peu l’apparence de laine brut, un peu cotonneux. Il faut décarder le chanvre, qu’il soit bien aéré, et le poser sur les planches. Après, des planches fines recouvrent le tout. Le tout est bien protégé de l’humidité, à la fois par la sur-élévation et quelques cartons entre le bois et le chanvre. Par dessus ces planches, il y aura une couche de terre, et le sol proprement dit, en tomette de terre, je crois. En attendant, c’est super long, et on respire plein de poussières ! Mais il fait beau, et c’est très agréable.
Le deuxième jour, nous y sommes allés en vélo, et sur le retour, nous flânons tranquillement. On en profite pour ramasser du pissenlit au bord de la route. Enfin, pas trop au bord, quand même, mais bon, la route est vraiment très peu frésuentée.
On s’est fait une petite salade en arrivant. Le goût est un peu amère, un peu comme la roquette, mais c’est bon ! Du coup, on s’est renseigné sur les recettes de pisselit : chaud, froid, les feuilles, les fleurs, les racines.. Tout se mange !
PS : à partir de maintenant, sur chaque post, je mettrai un lien vers un truc d’Europe Écologie. Aujourd’hui, vidéo sur la THT : très intéressant !
Demain aura lieu à Paris la convention d’Europe Écologie : un moment où les groupes locaux sont invités à se retrouver, pour être au fait de la campagne !
J’y vais en tant que représentante de mon groupe local, du pays de Vitré, et même de Martigné-Ferchaud, où je suis la seule signataire (mais je ne désespère pas de faire signer mon chéri, déjà que j’ai réussi l’exploit de le traîner jusqu’à Paris !)
Donc départ de Nantes dimanche matin à 4h… Comme c’est la soirée de départ de mon collègue et ami Ben la veille, on va être frais…
Au menu, en plus des réjouissances : retouvaille du groupe ecologeek, de l’exécutif des Jeunes Verts, et aussi de mon ami Pierre
Depuis déjà début janvier, nous n’avons plus de frigo. En fait, c’est pas si sorcier que ça, et je n’y pense jamais (du genre “ah mince, il faut prévoir ci ou ça”).
Bon, c’est vrai qu’au début on a perdu quelques restes, mais maintenant, on ne se fait plus avoir : on consomme tout de suite ce qu’on fait, et on en fait juste ce qu’il faut.
On n’a pas de viande ou de poisson, les produits laitiers partent rapidement.
Maintenant, on va au marché, soit le vendredi à Martigné, soit le mercredi à Chateaubriant (quand on va à la ville…) pour les légumes, à la Grée pour les poireaux (c’est pas encore très diversifié, leur production !) et à la biocoop pour le reste.
On va encore à la superette du village pour les trucs essentiels qu’on ne trouve pas ailleurs : saucisson, pistaches (bon, y’en a à la biocoop, mais le prix est 5 fois + élevés ! Et vu notre consommation de pistache, on se retrouverait vite sur la paille…), vin.
Quoique pour le vin, on a un producteur local bio, il faut qu’on aille visiter sa cave !
Bref tout ça fait que le frigo, déjà, c’est oublié (en +, on gagne de la place dans la cuisine).
Malgré tout, avec un appart’ tout électrique (ben oui, pas de gaz de ville, ici !), notre dernière facture était assez salée : 115€ .. (bon, pour 2 mois, c’est peut-être pas beaucoup, mais quand même !)
Pourtant, on chauffe pas énormément (16° à 18° cet hiver, et on avait même pas froid ! on s’habitue aux températures “basses”), on a que des lampes à économie d’énergie, les ordis ne consomment pas beaucoup.
Il nous reste encore le chauffe-eau… Justement, mon amoureux étant en plein apprentissage d’auto-construction de chauffe-eau solaire, ça cogite dans la tête. Et on se dit que finalement, ça sert à rien de chauffer 50L d’eau en permanence (même si c’est que la nuit, pendant les heures creuses), vu qu’on prend pas de bain, et qu’on est même revenu au gant de toilette la plupart du temps (bon, moi, j’aime bien des douches tous les 4-5 jours, j’avoue, quel luxe…).
Du coup, nous avons investi dans une bouilloire électrique (avec la résistance plongeante, pour une meilleure efficacité. En +, c’est la moins cher, et c’est même pas fait exprès) pour la vaisselle, et hop, on a coupé le chauffe-eau depuis hier !
On le rallumera quand on prévoiera de prendre une douche, et ça suffit largement. Enfin, on verra à l’usage.
Un moyen écologique de se déplacer, bien que de moins en moins utilisé, et c’est dommage, c’est l’autostop.
Justement, l’autre jour, de retour de Nantes en car (lila, 90km pour 2€, merci le conseil général !), nous devions prendre le train entre Chateaubriant et Martigné. Manque de bol, la correspondance prévue ne circulait pas ce jour-là (toujours bien lire les horaires de la SNCF !).
Plutôt que d’attendre 4 ou 5h (d’autant que nous devions repartir pour Rennes le soir même !), nous nous mettons à lever le pouce.
Et tant qu’à lever le pouce, autant aller à la sortie la plus propice. Et tant qu’à aller à cette sortie, autant aller au rond-point d’après, histoire de récupérer les voitures qui vont à Martigné et non à Laval.
Au bout d’une heure, comme personne ne nous prenait (et que nous nous sentions en pleine forme !), nous voilà en train de commencer à marcher le long de la route en attendant que quelqu’un s’arrête, et daigne partager sa carcasse roulante avec nous (à ce niveau-là, je tiens à signaler que les voitures qui passaient n’avaient pas d’autres choix que de passer à Martigné-Ferchaud…).
ET bien sur 14km, pas UNE voiture ne s’est arrêtée ! Mince, alors !
Ce qui signifie, vous avez bien lu, chers lecteurs, que nous avons marché pendant 14km, le temps de regagner nos pénates !
Chemin fortement éducatif : sur les gens qui encore jettent des trucs par leur fenêtre (cannettes de bière, boite de paté, ketchup McDo, mais aussi sous-vêtements masculins et féminins.. et oui, des fois, on se pose des questions), mais aussi et surtout sur la distance !
Réflexion sur la distance : 14km, pff, c’est rien.
Ben c’est 4h de marche. Et 4h de marche, ben c’est pas rien, on les sent dans les jambes ! Ajourd’hui, quand je prend cette même route en voiture, j’apprécie (dans tous les sens du terme) chaque kilomètre parcouru. Le panneau qui me dit que je suis à 7km de Martigné, je sais ce que ça signifie.
Et puis aussi, on se rend compte de ce qu’est une route. Vous vous imaginez ? Une bande de bitume qui écrase tout (et sur laquelle passent des trucs qui écrasent tout aussi), qui tue toute vie. Partout ailleurs, la vie utilise chaque interstice pour s’immiscer et vivre, quoi. Là, pas moyen. Attention, c’est là où on passe, poussez-vous. Ou mourrez (comme la chouette et le renard écrasés que nous avons vus).
Encore un témoignagne de l’arrogance humaine.
Tout ça pour quoi ? Principalement pour faire passer des camions. Des camions et des camions de marchandises (hé, eux aussi, ils auraient pu s’arrêter !). Une route qui n’est même pas fréquentable par des vélos (à nos risques et périls !), vu l’étroitesse et la vitesse à laquelle passent les véhicules motorisés !
Tout ça pour dire que l’autostop n’a pas marché, mais une petite rando improvisée, ça apprend des choses. (Et aussi des choses sur ses limites : pfiou, 14km, je le referai pas de sitôt !)
Après moultes péripéties dûes au fait que les anciens billets étaient restés sur l’ancien blog sur l’ancien serveur, me voici de retour, pour des actualités brûlantes !
Au menu ces prochains jours : Europe Écologie, les Amis de plein Grée et les RMLLs 2009 !
Et en exclu aujourd’hui, la magnifique page principale de notre serveur, montrant les différents sites hébergés.
Ça vaut le coup de passer des heures et des jours et des semaines à faire des sites en tout genre pour avoir une belle page en html comme ça, n’est-ce pas ?
Ah oui, et les Jeunes Verts Mondiaux sont enfin repassés sous Spip ! On va pouvoir avancer
Hier soir, nous sommes allés à une réunion à Martigné Ferchaud, réunion d’information visant à créer une asso d’initiation à l’informatique pour les adultes (et plutôt la tranche d’âge 60-70 ans, à ce que j’ai vu).
Comme nous avons l’intention d’envahir le village de logiciels libres et de systèmes GNU/Linux avec la complicité plus ou moins consciente de tous les habitant-e-s, cette réunion et ce projet de création d’association tombaient à pic !
Nous voilà donc dans la salle municipale. Un vrai succès ! Plus d’une cinquantaine de personnes (tout juste assez de chaises), des hommes, des femmes, des personnes plutôt agées, donc, mais qui ne veulent pas se laisser dépasser par la technique (ah, la technique…), veulent pouvoir regarder leurs photos de leur appareils photos numériques et les envoyer à leurs enfants, faire des recherches sur internet…
Tout cela était expliqué de manière très pédagogique par un monsieur qui se présente comme ayant du temps car tout juste à la retraite, sans un seul mot technique : une performance ! On prenait des leçons ![]()
Et avec tout cela, de bonnes surprises : alors que quelqu’un demandait le système d’exploitation qui serait utilisé (enfin, XP ou Vista, faut pas exagérer…), notre présentateur souligne que si les ordis dont disposeraient l’asso seraient ceux du collège, ils seraient sous GNU/Linux ! Wouhou ! J’adore ce village
(même si le collège, St Joseph, est privé.. Mais bon, malheureusement, c’et parfois dans le privé qu’il est plus facile de faire bouger les choses !)
Et donc nous profitons de cette question pour glisser qu’on connait bien GNU/Linux, et qu’on pourrait être des personnes ressources dans ce domaine.
Et à la fin de la réunion, on sait que le message a été passé : Le présentateur et deux dames viennent nous voir pour nous demander conseil sur des logiciels : nous sommes déjà identifiés ! Certes, le libre a d’abord été expliqué comme gratuit, mais nous aurons tout le temps d’éclaircirles mystères du libre, du partage des connaissances et de la coopération.
Par rapport à l’association, ils veulent déjà utiliser Open Office et Firefox (sans qu’on ne dise rien, c’était déjà acquis), et nous sommes en contact pour d’autres choses : ateliers plus spécifiques sur le multimédia ou internet, voire production de site oueb.
Donc, ça commence bien !
Il ne nous reste plus qu’à aller voir ce fameux collège (RV lundi …), la médiathèque et la maison des jeunes : je sens qu’on va faire des trucs géniaux !
Réfléchir à ce que nous consommons, au quotidien, pour pouvoir réduire cette consommation, ou au moins prendre conscience d’où cela vient, c’est une démarche dans laquelle mon amoureux et moi sommes en plein dedans.
conso électrique (on n’a plus de frigo !), alimentation, etc.
mais il restait quelque chose pour moi : les tampons !
déjà, je me demandais si je pouvais les mettre dans les toilettes sèches (je ne sais toujours pas, en fait), puis j’ai découvert (grâce au groupe nantais pour la décroissance) le mooncup !
C’est une petite révolution dans ma vie : c’est génial ! Après avoir réussi à m’en procurer un (par une commande groupée), j’ai évidemment eu un retard de règle (peut-être dû au stress du déménagement ?) d’au moins deux semaines. C’était bien la première fois où j’avais hâte d’avoir mes règles ! (bon, à part les oublis de pilule où on se demande si on est enceinte, mais là, c’était une attente positive)
Et donc, je confirme : c’est super !
Ce petit réservoir permet de savoir exactement où on en est, et surtout, de voir enfin ce fameux sang.
Ben oui, parce que quand c’est sur une serviette ou sur un tampon (voire sur la culotte…), le sang imbibe le tissu, et on ne voit qu’un truc sanguinolant.
Alors qu’en fait, le sang des règles, est rouge (ou marron au début et à la fin), bien liquide. Bon, ça parait une évidence, mais moi, ça m’a fait quelque chose de le voir : comme si ça se concrétisait, tout simplement.
Il n’y a pas vraiment d’odeur, pas (trop) de morceaux… Cela m’est vraiment apparu comme quelque chose de naturel.
Les plus :
- la contenence du réservoir permet de “stocker” pas mal et il n’y a aucune chance de fuite
- quand on fait l’amour, le vagin n’est pas sec comme avec un tampon
- c’est pratique à transporter (pas de risque d’oublier le nombre suffisant de protections !)
- il n’y a rien à jeter (sauf le sang, bien sur)
J’avais entendu que passer à la mooncup donnait un peu la même relation au corps que les toilettes sèches : un rapport sain et naturel.
Franchement, c’est génial, je le conseille à tout le monde !